samedi 13 mars 2010

H.D.Q. Hung, drawn and quartered Lp 86 (Endangered muzik)



Merde! Ce qu'on devient en vieillissant! Je vous assure, si vous avez le choix, ne faites jamais ça!Et je te parle pas que des petits soucis physiques, surdité, vision qui baisse, mal de dos... Non, le pire c'est le caractère qui s'améliore pas. On supporte plus rien. Trop chaud, trop froid, trop fatigué... rien que d'aller à un concert à 20 bornes de chez soi, c'est l'aventure... Trop de monde, la bière est pas bonne, c'était mieux avant, trop de bruit, trop loin.... Trop loin, alors qu'il y a à peine 20 ou 25 ans, on hésitait pas à se taper 700 bornes simplement parce qu'on avait vu une annonce de concert dans un fanzine, sans même qu'on ait le lieu ou l'adresse, simplement la date et la ville. C'est arrivé qu'on se casse le nez mais pas tant que ça en fait. Et qu'est ce qui pouvait être mieux que de se casser de chez soi, d'aller voir ailleurs? Quitte à avoir la gueule dans le cul le lundi pour aller bosser?
Je me souviens d'un weekend par exemple assez intense. On était parti à 5 le vendredi. Alors était-ce pour aller voir Naked raygun à Dijon ou pour aller jouer genre en première partie de Tears of a doll? Tout ça se mélange un peu, mais je me rappelle qu'on avait fait une étape à Dijon. Le lendemain, on était monté à Evreux, voir un festival français avec Nomed, Gloobiboolga of death, Putrid cadaver, Proton burst, Aspidistra, Massacra, et toute la fine équipe de l'époque. Me demandez pourquoi on était allé là bas, pour quel groupe? Peut être pour aucun en particulier, peut être simplement pour le plaisir de faire 500 bornes à 5 dans une 104, avec pour seul bagage un sac de couchage. J'ai peu de souvenirs de ce festival. L'impression que j'en garde, c'est que c'était une fête de parisiens en province à une époque ou ça commençait à sérieusement tourner au métal.
Le lendemain, on est rentré par Paris et pendant qu'on y était, on est allé à une convention du disque. Je sais pas si ça existe encore ce genre de manifestation mais j'en ai fait quelques unes et c'est assez impressionnant un magasin de disques de cette taille là.
Et celui qu'on était allé voir en revenant d'Evreux était imposant. Je crois bien qu'on y était allé parce que les gens de Thrash y avait un stand. Mais il y a un truc qui m'a marqué dans cette convention, c'est qu'à quasiment tous les stands, enfin tous ceux où je m'arrêtais et où je trouvais des disques punks, il y avait cet album d'HDQ qui se bradait. Ce qui se disait à l'époque, c'est que cet Lp était celui de la première formation, du temps où ils faisaient encore du punk anglais traditionnel. Et dans ces années là, fin 80, c'était pas bien d'écouter du britpunk! Non, c'était ringard! Donc je l'ai pas acheté. De toutes façons, j'avais plus de thunes et j'avais déja pris un Peggio punx, 35frs, si vous voulez savoir.
Maintenant, HDQ est devenu un groupe reconnu, une référence. Pensez donc, le groupe dans lequel a joué le guitariste de Leatherface. Mais c'est pas simplement ça, c'est aussi un des inventeurs du punk mélodique à l'anglaise. Les albums sont réédités maintenant sur Boss tuneage avec des bonus et le son remasterisé. Les 3 derniers albums mais pas celui là, à moins que je me trompe. Cet lp, c'est encore le vilain petit canard. Et pourtant il est recherché et se vend même assez cher. Seulement, c'est pas le même public. C'est vrai que c'était pas vraiment le même groupe non plus... C'est même pas le même chanteur que sur les disques à venir et c'est vrai que là, on est plus près de Conflict que de Mega city four.
Voila, j'aurais pu vous parler de l'amour que j'aie pour ce groupe qui m'a fait réaliser que derrière le punk brutal et sanguinaire que j'étais, se cachait aussi un être sensible. Et au lieu de ça je vous parle de mes histoires de vieux con qui a fait pas grand chose et ne fera plus jamais rien. C'est ça les vieux aussi, ça essaye de se faire mousser sur un passé qu'ils ont à moitié oublié. Si vous êtes jeunes, je le répète, ne vieillissez pas et surtout, ne croyez jamais ce que disent les vieux, ça y compris!
Pour en revenir à ce disque, il y a 8 morceaux alors qu'il y en a que 7 sur la pochette. Le dernier est une espèce d'instru un peu pourri, pas vraiment indispensable, mais c'est pas celui là qui n'est pas marqué mais le dernier de la face a (et il s'appelle Killer love d'après discogs). Il doit exister une démo de cette époque et il y aussi une compile ep sorti également sur Endangered muzik sur laquelle on trouve un autre morceau d'HDQ. Je la posterai un de ces jours si vous voulez...
Sinon, vous avez vu, pour faire plus punk, à l'arrière de la pochette les mecs se sont rajoutés des crêtes. C'est vrai que ça fait plus punk!

H.D.Q. 1st Lp 86 (8 mp3 en 320kbps + pochette recto/verso = 56MB)

4 commentaires:

Honquijote a dit…

Thanks a lot for sharing this !

And by the way, according to Discogs the 4th track is called "Killer Love".

http://www.discogs.com/HDQ-Untitled/release/1815257

jolicoeur a dit…

Merci Honquijote,
j'ai rajouté l'info dans l'article.

Anonyme a dit…

lien mort !:(

jolicoeur a dit…

Lien ressuscité! :-)

Libellés