vendredi 7 juin 2013

SOUTHPORT / LONGBALL TO NO-ONE - International match 2001 split Ep 01 (Snuffy smile)






















Je vous avais promis une série sur les démos sorties en cd et je suis pas certain de la faire pour l'instant pour une histoire d'interview  que je voudrais mettre pour accompagner le disque et que je retrouve pas. Ce n'est que partie remise! En attendant, les disques à poster c'est pas ce qui manque!
Il y a peu de temps, je suis allé en Allemagne pour jouer avec Heyoka. Ce fut une bonne expérience et j'ai trouvé quelques disques que je cherchais non pas désespérément mais pas loin. C'est donc de ces disques que je vais vous parler et je m'étendrai peut être un peu sur l'Allemagne aussi. J'ai la place pour ça, 3 disques, 3 articles. Alors pour ceux que ça n'intéresse pas, sautez directement ce paragraphe, voir même contentez vous simplement de télécharger ce disque.
Pour commencer, je trouve qu'il y a 2 choses surprenantes  dans les concerts en Allemagne, c'est que d'une part, il y a très peu de relous genre mecs ultra bourrés qui soit dorment par terre ou traversent la salle en te donnant de grands d'épaules. Non, bizarrement la discipline règne et plutôt l'autodiscipline et ça fait du bien! Comment imaginer en France que les chiottes soient encore accessibles passé 10h alors qu'en Allemagne tu pourrais y dormir après le concert. Ça c'est le point positif. Le négatif, c'est que dans ces concerts, il y a jamais une distro. En france, c'est le genre de chose qui se fait bien. L'asso du coin ou la personne qui veut se séparer de quelques occasions se pointe avec un bac ou deux, mais en Allemagne, nib! A se demander où ils achètent leurs disques? Ça on l'a appris quand on a joué à Hamburg. On est arrivés un peu en avance et on a été acceuilli par  Sven un grand punk d'une élégance et d'une amabilité remarquables. Il nous a fait visiter la ville et surtout le magasin de disques qu'ils tenaient lui et ses amis et c'est vrai que là Thierry (du label General strike) et moi, on a fait quelques trouvailles. D'aucuns prétendent que nous étions proches de l'orgasme, je trouve qu'ils exagèrent un peu, c'est à peine si j'ai souillé mon slip!
Bref, niveau punk, il y avait le choix et c'était pas spécialement cher, ce qui fait que j'aurais facilement pu revenir avec une trentaine de disques. Malheureusement mon budget était serré et pour me satisfaire, j'ai du me restreindre à fouiller dans les bacs de soldes pour dépenser mes derniers 2 euros cinquante. C'est là dedans que j'ai trouvé ce split Ep Longball to no-one/Southport, dans le bac des eps à 50 centimes. J'en ai pris 5 et c'est pas sûr que je vous parle de tous. Mais revenons à cette petite escapade Hambourgeoise.
On est rentré juste à temps pour bouffer. Je me rappelle plus ce qu'on avait dans nos assiettes. Tout ce dont je me souviens, c'est que c'était vegan et excellent, de quoi convertir le pire des viandards en végétalien militant. Les deux groupes qui ont ouvert pour nous (Ourang outang et  S.O.S.) m'ont bien emballé. C'était du petit groupe qui débutait mais ça jouait. A l'allemande quoi! Tout ce que je pouvais leur reprocher, c'est qu'ils avaient ni démo, ni disque à vendre. Ensuite on a joué et c'était torride. La salle était assez petite (une bonne centaine de personne peut être) et le public nous a franchement fait un bon acceuil.C'était un concert de rêve me direz vous? Sans doute! Seulement, c'est après que ça s'est gâté.
Il y a une chose que je trouve vraiment insupportable dans les concerts punks, c'est l'attente. Il faut toujours en attendre un qui soit a une bière à finir, soit a disparu on ne sait où, soit a simplement envie de se faire attendre. C'est une constante et en plus de ça la majorité des punks pensent qu'un concert ne peut se passer correctement qu'à partir d'un certain degré d'imbibation d'alcool, ce qui perturbe notablement la perception du temps. L'allemagne échappe un peu à la règle mais ça nous a pas empêché d'attendre, d'attendre et d'attendre encore.... Et comme je suis le couillon de service qui ne boit pas et qui est le seul à pouvoir conduire le camion passé une certaine heure, je dirais que j'ai tendance à attendre un peu plus que les autres.
La soirée s'est donc terminé tranquillement et Sven l'élégant s'est improvisé DJ. Il a réussi à faire danser tout le monde sur des tubes imparables d'Exploited ou des Ramoheurs de menhir. Au bout d'un moment j'ai commencé d'en avoir marre d'attendre et ça m'aurait pas déplu d'aller foutre la viande sous le torchon. Mais fallait attendre. Quoi, je vous le demande? Que la personne qui s'occupe de nous finisse le ménage et nous montre où se trouvait le sleeping. Je patiente encore un peu en me disant qu'on va certainement prendre le camion et aller dormir chez quelqu'un. Sauf que le temps passe, les gens partent, les balayeurs balaient et il y a personne qui semble vouloir nous indiquer où on peut pioncer. Bon, je me suis rabattu sur le camion et j'ai dormi pas si mal que ça en compagnie de Fred.
Le lendemain, plus personne dans cette putain de salle, les portes fermées et impossible  de savoir où étaient partis dormir les autres. Avec Fred on est allé petit déjeuner dans un café à la française où on a bu un café somptueux. On est revenu à la salle en pensant repetit-déjeuner sur place. Mais de petit déjeuner, on en a pas vu la queue d'un. Les autres se sont réveillés doucement. En fait ils dormaient sur place. Je comprends pas pourquoi quelqu'un s'est pas donné la peine la veille de nous indiquer avant le concert où on pouvait dormir. Ou même pendant la soirée, cette même personne ou une autre aurait pu lâcher son balai et faire 10 mètres pour nous emmener au sleeping. Bref! Il y avait toujours personne dans la salle et je pouvais toujours attendre ma réponse. Attendre, j'en avais ma dose! On est retourné traîner dans la ville et on est allé manger une pizza chez un libanais dans Sankt Pauli. Là j'ai appris que Sven l'élégant nous avait payé avant le concert. c'est à dire qu'il nous a filé les 150 euros minimum sans même se préoccuper si la salle allait être pleine ou pas. Il se trouve qu'elle était archi-pleine et qu'en nous filant seulement 150 euros, l'enfoiré a du s'en mettre pas mal de coté. Ça commençait à être un peu trop pour moi! Pas de petit déjeuner, on nous avait enflé niveau cachet et en plus de ça, il avait fallu attendre je ne sais quoi la veille avant d'aller se coucher. Ça faisait beaucoup et je commençais à voir Sven non pas comme un punk aimable et élégant mais comme un branleur de première. On la recroisé au retour et je me suis contenté de lui dire au revoir plutôt que "du bist ein gross arschloch". Ça m'aurait peut être fait plus de bien mais ça aurait servi à quoi? C'est à peu près tout ce que je peux dire en Allemand, ça, richtig et wunderbach. Pas de quoi construire une conversation, alors une prise de tête pour dire "eh, tu nous as pas pris un peu pour des flans?".
Si je devais mettre des notes pour cette soirée, je mettrais 10 pour le concert, 8 pour l'ambiance, 4 pour la décoration et 2 pour l'accueil et encore parce que le repas de la veille était succulent. Heureusement que j'ai ramené des disques, sinon.... Je crois que je vais arrêter là pour ce tour report. C'est pas que je me sens à l'aise avec ce genre de discipline. Si ça vous intéresse de savoir comment s'est passée cette tournée allez plutôt voir sur le site d'Heyoka, il y a Cédric de Fuck da tourist qui nous accompagne souvent et qui en a  fait un long et détaillé.

Et si on en parlait un peu de ce split Ep Longball to no-one/Southport...Si je recherchais ce disque c'était pour LBTNO et non pas pour Southport. C'était peut être un peu pour les deux mais c'est vrai que j'aie une préférence pour Longball. Southport, ça sonne moins original, très Snuff en fait. Ce qui s'explique et qui est pas du tout dommageable. En fait, j'aime beaucoup Southport même si les morceaux de ce split ont vraiment un son de merde. Pour l'un d'eux on s'en fout, on le retrouve sur le split Ep avec Leif erickson et le son est correct, mais l'autre n'existe que dans cette version. A propos, Southport viennent de sortir un 3ème album.
C'est vraiment évident que le choix d'un son peut définir le style que fait un groupe. Sur le cd que je vous avais précédemment présenté, j'avais qualifier le musique de Longball to no-one de post punk qui me rappelait un peu les allemands de Kurt. Il faut dire que sur l'album il y avait ce son de caisse très synthétique qui donnait cette couleur particulière au groupe. Sur ce split, il sont revenus à un son beaucoup plus conventionnel et du coup ça sonne plus conventionnel, à l'anglaise, sauf que le groupe est japonnais. C'est ça d'ailleurs qui est paradoxal puisque le seul anglais qu'il y avait dans le groupe et qui était je vous le rappelle un ex membre des Broccoli ne joue plus sur ce split. Ce qui n'empêche pas que ça sonne très punk mélodique comme Boss tuneage aime à sortir des disques. J'aimerai bien savoir comment est le deuxième album...
Tout est dit, même un peu plus. A l'occasion, on aura sûrement l'occasion de reparler d'un de ces groupes tout à fait respectables et recommandables.

LONGBALL TO NONE-ONE / SOUTHPORT split Ep 01 (4 mp3 en 320kbps + pochette recto/verso/intérieure =30MB)

11 commentaires:

Anonyme a dit…

c'est que tout simplement tu es......... vieux

Anonyme a dit…

et...

Anonyme a dit…

non non, les deux titres de southport ne sont pas sur le 1er alboum, c'est bien ça le malheur !

maz.

ps: never trust a german :O

Anonyme a dit…

150 € pour faire passer Heyoka... Merde. Sans compter le cachet des 2 autre groupes + location de la salle. C'est horriblement cher l'alterno de nos jours... faut pas peter dans le coton, mais dans la soie ! Et se plaindre qu'on est pas assez grassement payer, lorsque son propre site se nomme PNMT, c'est unbeschreiblich !

jolicoeur a dit…

C'est pas une découverte le fait que je sois vieux, Anonyme.

Merde! Pourquoi j'étais persuadé que les 2 titres de Southport étaient sur l'album? Parce que j'avais l'impression de les connaitre avant. En fait, il y en a un des deux qui est sur le split avec Leif erickson. Je suis vraiment un branleur et je devrais vérifier avant d'affirmer des choses comme ça. Merci en tous cas de corriger, c'est rectifié de mon coté.

C'est bien connu que quand un groupe alterno fait une tournée, le mec à la pompe ne fait pas payer le gasoil. Et puis, il y a jamais de camion à louer ou à rembourser. Alors du coup, tout ce qu'on peut gratter, c'est pour s'en foutre plein les poches.

stogref a dit…

Chouette chronique de la tournée par Cédric, beaucoup aimé le ton et le style. Y ai appris que tu es le roi du camion entre autres, et on peut t'y voir un brin fatigué sur une des tofs, on sait pourquoi maintenant.
Niveau frustration linguistique, vous devriez peut-être choper un exemplaire de "l'anglais pour les nuls", c'est un investissement à long terme et qui fera de vous des ambassadeurs de grande classe partout en Europe!
Là-dessus je vais télécharger ce split en te remerciant et te lâcher un gros "brochet!" de bon-aloi.

slatanic punk a dit…

Pourquoi il y a autant de mecs qui disent systématiquement pour chaque disque que c'est une grosse merde dans les sondages ?

jolicoeur a dit…

Je suis d'accord avec toi Stef, Cédric se débrouille bien mieux que moi en scène report. Pas con ça l'anglais pour les nuls, je vais essayer!
Ah ça, je peux pas te dire Slatanic. Visiblement, je ne me fais pas que des amis avec ce blog, mais je m'en fais quand même et c'est ça l'essentiel!

stogref a dit…

On les connait tes non-amis, faut croire qu'ils ont toujours pas trouvé autre chose à foutre de leur vie... pauv' types (Narrow-minded suckaz in a very small world desperately trying to speak their truth and aproximatively english too, haha)
Anonyme powaaaa!
Ta passion est intacte, c'est çà aussi l'essentiel. ;)

TRIBART & CHENAPANS a dit…

comment faire pour reconnaître un ami d'un non-ami ?

Anonyme a dit…
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