dimanche 16 novembre 2014

FRONT LINE - Outside your window 12" 86 (IM)





























Difficile de dire lequel des Frontline référencés sur KFTH est le plus connu, tellement les deux le sont peu! Et encore parait qu'il y en aurait eu un troisième dans les environs de New york, faisant plus ou moins partie de la famille Cromags et Cie. J'ai lu ça dans American hardcore, cette grosse bouse de ramassis de racontars de mythos. Mais le Frontline de NY n'a rien sorti je crois et impossible de trouver quoique ce soit sur internet. Enfin bref, si on cherche bien, des Frontline ou Front line, il y en a plein et d'ailleurs, j'avais déjà eu l'occasion de vous parler de celui des alentours de DC.
Le Front line d'aujourd'hui est californien et n'a sorti que ce maxi 45 tours à la pochette racoleuse. Voyez vous, ce qui me choque sur cette pochette, ce ne pas l'exploitation de l'image de la femme (elle a l'air heureuse d'être là et les gamins, ça les amuse. On va dire que c'est potache!), ni sa coupe de cheveux horriblement eighties (en fait, ça me rappelle mes frangines. Elles arboraient cette ce genre de coiffure léonine pour aller appâter le matou en boite de nuit. Et dans ma ville, il y a encore des filles de mon âge qui ont pris autant de kilos que d'années mais qui ont toujours pour modèle capillaire la grande Bonnie Tyler, alors non, ça ne me choque pas!).
Ce qui me choque, c'est qu'un poster de Billy Idol soit accroché à coté d'un autre de Black flag ou comment mélanger les torchons et les serviettes. Quoique si on fie à American hardcore, les Black flag à cette époque n'avait plus grand chose de punk, pas plus que Billy Idol, mais peut on se fier à American hardcore, cette grosse bouse illisible?
Je crois qu'il parle d'aucun Frontline dans American harcore à part celui de NY et on s'en fout, c'est de la merde ce bouquin! D'ailleurs nous on est pas là pour parler de ce torche cul mais pour parler de Front line.
J'aime bien quand les groupes américains sont ouvertement influencés pas les groupes anglais et c'est le cas du Front line californien. On sent bien que les gars ont biberonné à la oi anglaise et au punk's not dead et c'est presque mieux foutu que le modèle. Remarquez, c'est souvent le cas quand les ricains s'approprient quelque chose. Enfin bref, c'est punk, mélodique, hyper d'aplomb et ça a une patate d'enfer. C'est du tout bon et je préfère presque ce Front line à celui de DC. Non pas presque, je le préfère!
Je connais pas ce qu'on fait les gars par la suite (pas plus que je ne sais ce qu'est devenu la charmante pin up de la pochette) mais ils ne sont pas restés inactifs. Ils ont formé après Front line un groupe nommé Lifeline et le chanteur a fondé le label  Side one dummy et a joué dans Wax, 22 jacks...

FRONT LINE - Outside your window 12" 86(6 mp3 en 320kbps + pochette recto/verso + insert = 32MB)



17 commentaires:

LE yann a dit…

Ils auraient pas chouré l'idée de pochette sur Les garçons bouchers, des fois ?
Moi j'ai surtout pitié pour les gars 20 ans plus tard, comment tous leurs potes doivent les chambrer, parce que là ça fait vraiment adolescent pré-pubère...

Honquijote a dit…

- Thanks a lot for another quality post... =)

oi not jobs a dit…

lifeline si tu en a je suis preneur

Anonyme a dit…

puis, il y a ce FRONTLINE là qu'est pas mal dans son genre... Lol : http://www.discogs.com/Frontline-Arm%C3%A9s-R%C3%A9volt%C3%A9s/release/4845818

jolicoeur a dit…

Tu parles aussi des Garcons bouchers quand tu dis qu'ils doivent avoir honte 20 ans après? Je suis d'accord et ça pour quasiment l'ensemble de leur oeuvre! Putain, c'est vrai qu'elle était ridicule cette pochette des GB! Celle de FL aussi c'est sûr! Mais pour le coup, c'est sans doute les GB qui ont pompé cette magnifique idée vu que leur disque est sorti en 87.
Lifeline, je connais pas.
Merci anonyme, je connaissais pas non plus le Frontline français. C'était bien?

Anonyme a dit…

salut JM,
pouah, ton frontline c'est de la variété fm, comme les GB qui s'inscrivent plus dans l'alterno-musette que le punk. tout ça sonne, bobo ou faux rebelle, à l'image des bérus, ludwig et cie. quant au frontline français de ton ami anonyme... no comment.
cette serie, sur les groupes qui portent le meme nom que d'autres, semble etre un idéal prétexte pour poster plein de merdes. c'est tellement génial, que je vais te piquer l'idée pour alimenter mon blog, si tu m'le permet bien entendu.
Max

Gogol Max a dit…

Salut Max!
Moi aussi je passe mon temps à lire des blogs que je supporte pas, je suis obligé car je sais toujours pas me servir de l'internet pour trouver les trucs qui m'intéressent.
Alors je comprends ton aigreur et je t'invite à passer faire un tour sur mon blog à l'occasion!
Bises.

Anonyme a dit…

Pourquoi dis-tu que le livre American hardcore est une bouse ?

Jean-Louis David a dit…

En fait ce qui me choque le plus sur la photo de la pochette, plus que le poster de Billy idol ou la coupe de cheveux brushing soufflé, c'est que la fille ait les pieds sales...
J'avais réécouté l'album des Garçons Bouchers il y a quelques mois et à ma grande surprise ça n'a pas trop mal vieilli...



Anonyme a dit…

entièrement d'accord avec Jean-Louis,"les pieds sales" c'est une faute de goût...

jolicoeur a dit…

J'aime bien le coté souillon aux pieds sales...

Il faudrait que tu me dises Max quel radio tu écoutes parce que s'ils passent ce genre de truc, ça peut m'intéresser. Sinon, balance le lien de ton blog.

Pourquoi je dis que American hardcore c'est de la merde? Bin parce que déjà, c'est pas très bien traduit. Ensuite c'est par rapport au contenu. L'auteur fait quelques fois des réflexions très limites, il a une analyse pas du tout complaisante qui pourrait être intéressante mais j'ai surtout l'impression qu'il voulait dévaloriser le mouvement hardcore. Il y a vraiment un autre point de vue dans Going underground. C'est beaucoup plus humain, les mecs se la racontent mais on peut faire le tri.
Et ce que je comprends pas aussi, c'est pourquoi l'auteur de American hardcore qui visiblement a laissé tomber le hardcore depuis belle lurette, revient dessus 20 ans après? Pour se faire des thunes? Pour essayer de nous faire croire que le hardcore US était un mouvement de droite où la plapart des mecs étaient des homosexuels refoulés?
C'est sûr il y a participé, il sait sans doute mieux que nous comment c'était mais c'est pas très agréable à lire malgré tout.

Anonyme a dit…

Pas d'accord avec toi sur ce sujet Jean-Marc , d'ailleurs : "C'est sûr il y a participé, il sait sans doute mieux que nous comment c'était mais c'est pas très agréable à lire malgré tout." ça explique tous. Tu t'étais fait une idée de ce qu'étais le hxc us, la scene... et la vérité est autre et ça te déplais. Que cela ne te corresponde finalement pas, je peux le comprendre, mais de là à dire que c'est de la merde, du coup, ça n'à plus de sens. Je trouve au contraire que ça sent véritablement la vérité et que sa désacralise le "truc". Bon, c'est pas bien intéréssant ce que je dis au finale car chancun à sa propre lecture et analyse. Mais je maintient que c'est un bon livre documentaire.

jolicoeur a dit…

Dans un sens tu 'as raison anonyme mais dans un autre, tu as tendance à interpréter ce que je dis.
Que l'auteur de AH désacralise le hardcore américain, ça ne me déplait, ce que je trouve dommage c'est qu'il donne l'impression de prendre un malin plaisir à le faire et d'en rajouter beaucoup.
C'est clair, je n'y étais pas et je préfère nettement le point de vue du mec qui a écrit Going underground (c'est ce que je dis dans mon commentaire d'avant) où la façon dont il nous expose cette période. Je m'y retrouve beaucoup plus. Et puis, il fait pas de commentaire genre "le juif untel..." ou "j'ai des choses à dire sur les pratiques homosexuels d'un autre mais je ne le dirai pas...". Je trouve que ce mec (celui de AH) a l'air d'être blasé du hardcore depuis longtemps, depuis quasiment le début et son propos dessert à mort une musique que j'aime. Mais après tout, si le hardcore US était réellement comme il le décrit, je peux toujours me rabattre sur le hardcore italien, allemand, scandinave...
Dernière chose, je trouve que ce livre American hardcore a été traduit n'importe comment. Il y a beaucoup de phrases incompréhensibles. Mais bon, au bout d'un moment vu que le propos est redondant "on était des durs et les concerts étaient une vraie démonstration de notre violence", on arrive à saisir ce que se dit.

Anonyme a dit…

Hello
Je vais remettre une couche de ripolin sur American Hardcore, lu uniquement en anglais (niveau vocabulaire c'est assez facile...). Steven Blush a fait un travail à la please killed me en regroupant des témoignages et des entrevues éparses de la cote ouest à la cote est. En ratissant très large ce qu'il entend par hardcore. Il entend prouver d'une certaine manière l'originalité du hardcore comme mouvement purement nord américain, dans un contexte d'ultra-violence, de drogues à tout va et de mouvement "blanc" au milieu d'un désespoir suburbain laminé par les flics. J'apprécie sa franchise et sa déconstruction assez brutale du HC idéalisé en Europe comme un mouvement de contestation de gauche qui pourtant ne fitte pas dans le clivage droite/gauche... Ce que je lui reproche c'est de ne pas parler de l'attitude fric de tous ces groupes et labels. La bande son de ce bouquin est plutot à chercher du cote de deux K7 assez rares (éhéh) Charred Remains et Meathouse (sur Version Sound). Autre point, le livre est sorti sur Feral House, une excellente maison d'édition US "contreculturelle" qu'il ne vaut mieux pas classer sur le clivage droite-gauche français... Sans vouloir casser tes rêves sur les scènes euroxcore, beaucoup de groupes hc européens étaient très très loin du lumpen-proletariat, avant garde "révolutionnaire". On aimerait qu'un courageux (un candidat au suicide?) se penche un peu sur une analyse "critique" des scènes punks hc françaises et européennes....Fab'

jolicoeur a dit…

Oh non, s'il te plait Fab, laisse moi mes illusions! Je sais bien que j'idéalise trop le hardcore. Mais encore une fois, ça dépend du point de vue de l'auteur. Si tu prends Going underground, je trouve que ça se rapproche beaucoup plus de comment je voyais les choses là bas. Après pour l'eurocore, je sais bien que c'était comme partout, qu'il y a des trucs que je veux certainement pas savoir mais bon, il y a moyen de faire le tri et que ça corresponde finalement assez à l'image que je me fais du hardcore.
Il y a moyen de débattre des heures et je me demande si ça en vaut vraiment la peine? Oui sans doute...

Anonyme a dit…

mmmhhh, je comprend mieux ce que tu as voulu dire Jean-Marc, même si Fab à très bien décrit aussi l'angle prioritaire de ce bouquin. Je n'ais pas lu la version us, donc pour la traduction je peux pas te dire. En revanche, j'ai pas la même approche que toi sur Steven Bush et son côté "blasé" comme tu dis. Je maintient (je suis un peu têtu!)que son point de vu est réaliste, du coup, c'est différent de ce qu'on à pu imaginer et cela peux nous "correspondre moins". J'ai parfois aussi été surpris par certaines choses dans ce livre, mais c'est comme ça.

stogref a dit…

Pour sortir de la critique littéraire du moment, on s'insurge de voir Billy mais pas the Cult à côté du Flag sur cette pochette?!
Quant aux 'pieds sales' qui ont pu choquer certains, il semble bien que c'est ce que reluquent les freluquets par la fenêtre, ce qui voudrait dire que Jolicoeur partage leur attirance; et donc, aucunement une faute de goût.
Sauf peut-être musicalement et typographiquement parlant?

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